Rita Strohl, 1865-1941

Née Aimée La Villette en 1865 à Lorient et décédée en 1941 à La Gaude (Alpes-Maritimes) Rita Strohl est une pianiste et compositrice française. Elève très douée, elle entre au Conservatoire de Paris à 13 ans.

En 1884 commence la diffusion publique de son trio de musique de chambre et l'année suivante sa Messe pour six voix, orchestre et orgue résonne dans les cathédrales de Rennes et Chartres. Elle est reconnue par les plus grands tels qu’Erard, Chausson, d'Indy, Duparc, Fauré, Casals…

Le catalogue de ses œuvres montre les créations d'une femme mystérieuse attirée par diverses influences religieuses : pièces pour piano seul (Romances sans paroles, Fugues, Thèmes et Variations, Le Ruisseau) et musique de chambre, Les Noces Spirituelles de la Vierge Marie en 1903, véritable « enluminure musicale et missel sonore », opéra hindou en 1907, opéra celtique en 1910, drame lyrique La femme pécheresse en 1913, Paysages de l'âme en 1928, des brochures musicales et préfaces pour ses œuvres lyriques…

Son mari Emile Strohl lui suggère de mettre en musique les poèmes de Pierre Louys : naissent alors Les Chansons de Bilitis en 1898. Inspirée par cet érotisme léger et plein de tendresse, elle invente une musique pleine de lumière. Créées par Jane Bathori, elles connaissent un très vif succès.

Elle crée en 1912, avec son second mari, le maître verrier Richard Burgsthal (de son vrai nom René Billa) et avec l’appui financier d'Odilon Redon, Gustave Fayet et d’autres souscripteurs, l'éphémère Théâtre de La Grange à Igny qui fermera dès le début de la Première guerre mondiale. Elle y donne des œuvres lyriques imprégnées de mysticisme et de symbolisme.

Aujourd'hui Rita Strohl est si bien oubliée que l'histoire de la musique ne connait pas même son nom !

  • Rita Strohl
  • Rita Strohl